Édito #2: loi d’inversion du pouvoir
Je vais vous faire une confidence de loufoque: les films d’horreur m’excitent, un bon scénario de fin du monde - pourquoi pas le crash américain du siècle, exalte ma concupiscence de Canard. Avec mon esprit loufoque, je vous propose aujourd’hui, dans le décryptage géopolitique plus bas, d’explorer ce scénario probable: le plus grand échec de l’histoire américaine. Comment ? Avec la guerre d’Iran la plus stupide qui soit: en exaltant mon imagination, ce grand plantage m’excite follement.
Dans ce monde si inquiétant, qui pourrait me refuser cette bouffée de plaisir si intense qui consiste à voir le géant américain subir la pire défaite de son histoire, un grand échec géopolitique, doublé d’un crash boursier à venir ? Quand j’imagine ce Big Short boursier ( lisez l’explication avec le film The Big Short ici1), ma volupté intérieure s’emballe, je ne lui vois pas de limites. Attention: mon Canard ne prodiguera jamais un conseil d’investissement, seulement de l’humour et un plaisir de lecture gratuit . Mais ma plume est libre, indépendante, et je suis aussi certain qu’on peut l’être de me pas me tromper, et de m’amuser beaucoup, avec mon scénarion de Big Short des géants, des PDG, et des milliardaires avec ma loi d’inversion du pouvoir en place. Plus il se pense surpuissant avec l’IA, plus le pouvoir - politique ou financier, peut s’effondrer avec un gigantesque retour de bâton. On voit déjà cet échec cuisant se produire dans des grandes entreprises comme Accenture (lisez-ici).
Vous aimez les décryptages satiriques du Canard Furax ? Abonnez-vous, c’est gratuit, et ça mord jusqu’à une forme de jouissance étrange et singulière.
Au secours, c’est l’IApocalypse !
Cette peur panique, ce bourrage de crâne se répand sur notre French TV et nos médias serviles comme la vérole sur le bas clergé breton. Alors, dans la vieillesse de mes nuits parfois mollasses, je rêve que le milliardaire Trump, façon Major Kong dans Dr Folamour, chevauche sa bombe Little Boy (Hiroshima) et se plante !
Je vous rappelle mon décryptage de la course à l’IA depuis 1978, un calcul scientifique et dérangeant, révélé dans le Canard #1: même retenu comme plancher, un coût cumulé de 10 000 milliards de dollars pour le numérique - aujourd’hui l’IA, équivaut à plus de 350 Manhattan Projects, en dollars constants récents — et donc à plus de 300 fois le coût du programme qui produisit Little Boy, la bombe d’Hiroshima. Et vous pouvez ajouter au bas mot 1000 milliards en plus en rythme annuel cramés par l’IA et ses data-centers. Si vous pensez qu’on ne peut pas verrouiller une démocratie avec une arme de surveillance d’une telle puissance, je vous conseille vivement de penser à nouveau. Sans IA de préférence.
Vous voulez de ce monde ? Moi non.
D’un côté, ce Canard se moque de l’IApocalypse quand des oligarques, pour s’enrichir, nous l’annoncent pour cet après-midi ou demain matin. Ceci n’a aucun sens scientifique, c’est donc une manipulation. De l’autre, il tire à boulets rouges sur la dictature qui nous tend les bras, qui, elle, ne manquera pas d’arriver tant elle est attirante pour les présidents au pouvoir. Il faut que l’ordre règne et que les milliards tombent (dans leurs poches) !
La semaine dernière, Jacob Coxon et ses 172 millions de vues ont déclenché une panique planétaire. Le Canard remercie Jacob pour cette hystérie de la taille de la tour Eiffel ! Premier cas recensé d'un ingénieur de la Valley qui démissionne pour perdre de l'argent. Sand Hill Road2, la Mecque du capital risque, a ouvert une cellule psychologique. Et si, par la magie d’une vengeance suprême fomentée par une nuée de mouches cyber-créatives, Jacob était le signal d’un Big Plantage ? Mais n’allons pas trop vite. Lisez jusqu’au bout.
Pour l’instant, le récit de peur de Jacob nous précipite sur la Planète Stupide : la puissance de l’IA nous abrutit tous, et à toute vitesse. La connerie de masse, orchestrée par les PDG de l’IA et nos propres médias, est une Planète autoritaire. Leur technologie est une écriture artificielle : une chaise roulante linguistique offerte à des êtres qui, avant, savaient marcher, trébucher et penser. À force de lui déléguer nos phrases, nous confondons vitesse et intelligence : le muscle critique fond, l’imaginaire s’ankylose, et la bêtise se démultiplie à l’échelle. Nous acceptons n’importe quel bourrage de crâne, n’importe quelle dictature qui ne dit pas son nom. Nous acceptons même, sous couvert de surveillance, le viol de la loi, le vol de notre propriété intellectuelle avec consentement.
Pour comprendre la première semaine sur la Planète Stupide et mon scénario d’anticipation pour les présidentielles 2027, vous pouvez lire le Canard Furax du 16 septembre : « Présidentielles 2027 : le pire scénario n’est pas l’IApocalypse (#1) ».
Passons à la deuxième semaine de l’hystérie mondiale.
Deuxième semaine de folie sur la Planète Stupide
Le Canard remercie nos médias, France-French.TV en tête, de gober ces récits apocalyptiques sans même les mâcher. Notre télévision publique est-elle servile ou stupide ? J’opte pour la seconde hypothèse : elle diffuse, avec une bêtise inépuisable, la peur panique de l’IApocalypse dans tous les foyers. Pourquoi ? Parce que cela fait de l’audience; alors elle s’évite l’effort de se demander si son bourrage de crâne enrichit les milliardaires. Or c’est le cas, et cela me rend furax. Pas vous ?
Le 16 septembre, le débat de C ce soir, titré avec finesse : « IApocalypse : faut-il en avoir peur ? », m’a foutu une trouille si bleue qu’elle m’excite. À ce degré de panique cathodique, je frise l’orgasme.
Le Canard remercie donc la French.TV, financée avec mon argent de contribuable, pour être tombée dans le panneau de cet autre milliardaire en puissance, ce champion siliconné de la panique qui fait un maximum de fric. Combien de fois faudra-t-il le dire: on ne chiffre pas l’inchiffrable, tout scientifique honnête vous le dira. Un milliard de personnes zigouillées, selon Alex : c’est net, précis, chiffré. Pourquoi pas deux milliards exactement en comptant les Chinois ? Météo-France n'ose pas prévoir la pluie à seize jours, mais la Silicon Valley prévoit l'Apocalypse dans vingt-cinq ans, au point près. Selon ces milliardaires en chemises brunes, l’IA-extermination des emplois dans leurs data centers est plus moderne, plus précise encore que la Solution finale.
Vous voulez de ce monde ? Moi non.
Alex Turner, ancien de Google, trône désormais au firmament de la Silicon Valley. Son brillant curriculum de propagandiste est détaillé plus bas3. La vérité crue est la suivante : attribuer des pourcentages exacts à des scénarios apocalyptiques impossibles à qualifier relève de la trumperie — un mensonge de masse grimé en science.
Quand je vois la vitesse à laquelle médias et politiques français gobent ces chiffres, j’imagine la scène dans la Silicon-Maison-Blanche : Musk et Trump chevauchent leur bombe IAtomique, ils pleurent de rire en hurlant : « Fuck the french and the planet ! ».
Sans transition, d’un plaisir cauchemardesque à un autre, voici la rubrique Géopolitique que vous retrouverez une semaine sur trois. (Pour avoir le programme complet du Canard, lisez ici.)
Géopolitique et loi d’inversion du pouvoir de l’éléphant
Le Canard remercie Tromp-la-Mort le Magnifique pour son Operation Epic Clusterfuck (Epic Fury). Quelle trouille il m’a foutue, quelle jouissance il me procure ! Moi qui suis un fan du chef-d'œuvre Gatsby le Magnifique de Fitzgerald, moi qui aime tant sa fin orgastique que je vous résume ici4, je sens monter en moi, de profundis, un plaisir charnel sans fin de Canard Furax - pardon Fury.
Comment diable puis-je ressentir un tel plaisir ? C’est simple: mon si puissant Donald, qui se prend pour Dieu et le Pape confondus, se plante ! Plus il publie des tweets maga-méga-historiques proposant d’exterminer les mouches de la civilisation iranienne, plus la déconfiture du président de la première puissance mondiale se fait sentir. L’IApocalypse, c’est pour lui ! Mon milliardaire si viril excite le cercle vicieux de mon plaisir intime. Oh mein God Donald, mein puissant dictateur, thank you so much ! J’en éprouve autant de plaisir que Mike Jagger dans “Satisfaction5”.
Passons au décryptage sérieux: ce qui émoustille ma curiosité de technologue, c’est de comprendre pourquoi cet éléphant grotesque se plante. Quel est cet étrange mécanisme d’autodestruction, vieux comme le pouvoir, qui, depuis la Rome impériale, pousse les hommes forts, ceux qui se prennent pour des dieux tout-puissants, à saborder leur propre empire ?
Ô rage, ô désespoir, ô fuck fury : la guerre s’éternise depuis février et va pourrir les midterms du 3 novembre. Le 7 avril, Trump promettait que « toute une civilisation [allait] mourir ce soir, pour ne jamais revenir ». Il allait effacer l’Iran d’un revers de main.
Et puis un grain de sable a grippé la machine. Un essaim de mouches, armé de la loi d’inversion du pouvoir, fondée sur une IA de cyber-attaque du géant radicalement nouvelle, s’infiltre dans la faille de l’éléphant. Peu à peu, puis soudain, le rapport de force s’inverse : la mouche cyber iranienne parvient à rendre fou l’éléphant. Et le pousse à saccager sa propre boutique; il expose alors au monde entier ses failles de cyber-sécurité béantes. Que font alors les Iraniens et les Houthis ? Ils s’engouffrent dedans ! Dans son fameux article sur l’après-11-Septembre, sur le théâtre de la terreur, Yuval Noah Harari a formulé cette métaphore de la mouche qui s’oppose à un taureau. Le Canard, qui a de l'ambition, s’attaque non pas à un taureau, mais à un éléphant milliardaire.
Depuis février, l’Iran, mouche équipée d’une nuée de drones — une IA de cyber-attaque du géant américain — dans les airs, sur mer et au sol — humilie l’éléphant yankee, trop arrogant pour envisager sa défaite. Le documentaire CIA, les guerres secrètes de l’après-11-Septembre, dissèque cette longue et historique catastrophe américaine. Elle n’est pas finie, et le Canard, qui connait son histoire, prévoit que cette déconfiture sera celle du siècle. Votre Palmipède sarcastique va se lécher les babines des absurdités américaines à venir et vous divertir avec.
Cerise sur le gâteau de l’insurrection des mouches : le 11 septembre dernier, les Houthis ont déplacé l’angoisse pétrolière d’Ormuz vers Bab el-Mandeb, le goulet entre mer Rouge et golfe d’Aden. Un péage maritime sans guichet, mais avec drones. Le résultat : pas une fermeture totale, mais une panique très rentable — trafic dérouté, assureurs fébriles, pétrole nerveux.
GuérillIA: la loi d’inversion fait tout voler en éclat
Retenez cette loi d’inversion du pouvoir, même si elle vous semble paradoxale. Vous ne la trouverez pas dans les livres d’histoire, et pourtant se confirme depuis l’invention de l’écriture manuscrite (5000 ans): plus un pouvoir concentre la force avec la technologie d’écriture de son époque, plus il fabrique les mouches qui l'abattront.
Dit autrement, rien ne se passera comme l’ont prévu les suzerains de la technologie et les grandes industries. Lorsqu’une innovation de rupture change d’échelle, elle devient bondissante, furieuse, imprévisible. Or quand on change l’échelle du langage, on change de paradigme, on change de monde. Les institutions cèdent ; les lois du monde d’avant volent en éclats.
Voici ma prédiction: une nuée de mouches créatives — celles contre lesquelles l’IA, aussi puissante soit-elle, butera toujours — va s’agréger en hordes insurrectionnelles et imprévisibles: elles vont mener une nouvelle guérillIA afin de saper la dictature de l’éléphant. Elles vont inverser le rapport de force en réinventant l’art de la guerre à l’âge cyber, l’art des chevaux de Troie qui s’infiltrent, avec une autre IA bien plus créative et radicale, dans toute forteresse. Même la mieux gardée.
Quand les mouches font dérailler l’éléphant avec assez de rage et de talent, elles le poussent, lentement mais sûrement, à s’autodétruire. Rendu aveugle par son arrogance, l’éléphant devient fou, et ainsi expose ses failles psychologiques.
Le parallèle avec Louis XVI est frappant. Sonné par les mouches révoltées qui viennent de prendre la Bastille le 14 juillet 1789, le Roi ne comprend rien à la révolution en marche. L’auto-destruction de notre dernier roi de France et de Navarre, aveuglé par sa suffisance, lui vaudra la guillotine quatre années plus tard (1793).
En avant-première du Canard #3
Vous avez la chance de lire ce Canard Furax qui est, sans contredit et gratuit, le média le mieux renseigné sur ce qui se prépare. Après cinq ans de recherche sur les pouvoirs ancestraux de l’écriture manuscrite sur le cerveau, ma plume vous révèle pourquoi l’IA butera toujours sur l’art d’écrire et de dessiner. Je peux par conséquent vous dire d’où viendra la résistance à cette machine infernale qui viole le droit de l’auteur, qui pille sa Valeur Intellectuelle.
Je peux donc annoncer, sans craindre même l’oligarque en chemise brune, les événements loufoques de la semaine prochaine.
Hollywood brûle déjà, chacun le voit. Netflix, monopole déguisé en plateforme confortable, mordra aussi la poussière avec sa stratégie de capture d’audience. Et si les spectateurs s’insurgeaient contre l’IA de Netflix, cette grande machine d’emmerdification ? Et si de jeunes plumes parvenaient, comme Kubrick dans Dr Folamour, à produire une satire grinçante de l’IApocalypse, à faire danser devant nos yeux, scène après scène, Éros avec Thanatos ? Si la plume de Kubrick a produit des chef-d'œuvre, j’ai l’espoir que de jeunes auteurs sauront prendre sa relève.
Ma prédiction est simple : la même loi d’inversion paradoxale de la mouche et de l’éléphant s’appliquera. De minuscules groupes d’auteurs, farouchement indépendants, des mouches intensément créatives, mèneront la nouvelle guérillIA. Pourquoi ? Simplement parce qu’on leur fait la guerre, qu’on veut les éliminer, et qu’en plus on pille leurs idées, leur Valeur Intellectuelle. Et vous pensez qu’ils ne vont pas s’insurger contre les data-centers ? Je vous conseille d’y réfléchir à nouveau, et de préférence sans IA. Car avec cette simple question, j’argumenterai que ce qui se profile à l’horizon est à la fois un monde où l’imprévisibilité devient systémique (un cauchemar pour toute institution, qui vole en éclat malgré elle), où la dictature est le plus probable, et où les milliardaires dévissent en bourse (Big Short de l’IA).
À qui appartiendra la Valeur Intellectuelle future et le pouvoir de l’augmenter ? À la mouche créative ou à l’éléphant ?
Kubrick, qui connaissait les éléphants, avait tout prévu. Dans Dr Folamour, le major Kong ne descend jamais de sa bombe : il l'accompagne jusqu'au sol, chapeau de cow-boy au vent, ravi. C'est l'ennui quand on chevauche sa propre apocalypse : on ne choisit pas l'arrêt. La mouche, elle, n'a qu'à attendre, posée sur le mur.
Vous voulez de ce monde ? Moi non. Mais je ne raterais la chute pour rien au monde
Avis à nos lecteurs : le Canard décline toute responsabilité si l'éléphant, lisant ces lignes, se met à courir après les mouches. Il est recommandé de ne pas se tenir entre les deux, ni dans la boutique.
David Jamet - Signé Furax, résistant de la plume, encore vivant malgré les algorithmes - david@canard-dechaine.fr
P.-S. Mercredi prochain, l'éléphant va au cinéma. Hollywood brûle déjà ; le Canard apporte le pop-corn.
Transférez ce Canard à quelqu'un qui a peur de l'IA qui rend con : il aura enfin peur de la bonne chose.
Le film The Big Short (2015) adapte cette histoire à l’écran. Réalisé par Adam McKay, il met en scène Christian Bale dans le rôle de Michael Burry. Le long-métrage vulgarise avec humour les mécanismes financiers complexes qui ont permis à ces investisseurs de s’enrichir avec le krach de 2008. Il a par ailleurs ruiné des millions de gens. Burry anticipe l’effondrement du marché immobilier américain en pariant massivement contre les prêts hypothécaires à risque détenus par les géants de la finance. Cette stratégie cynique, qui consiste, avec un pouvoir d’anticipation, à jouer à la baisse les géants, lui a permis de faire fortune en pariant sur ce “Big Plantage”. C’est l’idée qui m’amuse, pas le cynisme de Burry.
Sand Hill Road : avenue de Menlo Park, en Californie, où les grands fonds de capital-risque de la Silicon Valley ont élu domicile. C'est notre Wall Street de l'IA : on y transforme les promesses d'apocalypse en valorisations boursières.
Alex Turner est un ancien chercheur en cybersécurité de l’IA chez Google DeepMind. Il est spécialiste du AI alignment — l’ensemble des méthodes visant à faire en sorte que des systèmes d’IA très puissants restent contrôlables (plutôt que de se retourner contre nous). Dans un prochain Canard, je décrypterai le cas avéré où les agents d’OpenAI ont attaqué HuggingFace: l’IA agentique fut ici clairement hors de contrôle. Car le risque d’une cyberattaque malveillante de milliards d’agents d’IA, lui, existe. Et on doit en avoir peur, mais sans s’affoler.
La formidable phrase finale de Gatsby le Magnifique, ce chef d’oeuvre où Fitzgerald raconte la corruption américaine déjà endémique, se déploie sur deux mouvements : le « futur orgastique » qui fuit devant nous, puis l’image inoubliable des barques. La voici: “Gatsby croyait à la lumière verte, à cet avenir orgastique qui, d’année en année, recule devant nous. Il nous a échappé alors, mais qu’importe : demain nous courrons plus vite, nous tendrons les bras plus loin… C’est ainsi que nous avançons, esquifs luttant contre le courant, refoulés dans le passé, sans cesse”.
Dans la chanson mythique « Satisfaction », Mick Jagger et les Stones cherchent du plaisir partout et ne trouvent qu’un consumérisme creux. Le refrain répète cette impasse jusqu’à l’obsession (sexualisée). Au Royaume-Uni, à l’époque, certaines radios ont refusé de diffuser « Satisfaction » parce qu’elles jugeaient ses paroles trop suggestives sexuellement.





